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Les spectres immobiles – no.1

C’était à la mi-décembre. J’étais allé à Baie-Saint-Paul pour affaires et j’étais sur le chemin du retour. Le route de l’aller n’avait pas été particulièrement amusante, mêlant nuages, neige et épais brouillard. Je n’espérais donc vraiment rien de spécial pour le retour à Québec et, à vrai dire, j’étais parti aussitôt que possible afin de m’épargner la noirceur.

À peine dix minutes s’étaient écoulées depuis mon départ et j’étais presque arrivé à l’entrée du Massif de Charlevoix. La montée était ponctuée d’averses et je venais tout juste de pénétrer dans un épais banc de brouillard. Les silhouettes des arbres couverts de givre et de neige ressemblaient à des spectres immobiles. C’était à ce point fascinant que je décidais de me ranger et de prendre quelques photographies. 

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Les spectres immobiles – no.2

Après plusieurs clichés, je reprenais la route. À mesure que j’avançais, je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer qu’à l’horizon la lumière devenait progressivement plus intense et que la brume semblait moins soutenue. Alors que j’allais franchir l’entrée du Massif de Charlevoix, j’émergeais finalement de cette couverture dense pour découvrir un soleil radieux et un ciel bleu. Les sommets des montagnes enneigées, baignant dans une magnifique lumière hivernale, étaient ceinturés par d’épais bancs de brouillard. La végétation était quant à elle complètement givrée et recouverte de neige. Je me garais donc à nouveau pour cette fois-ci vêtir mon habit de neige, chausser mes bottes et mes raquettes, et partir, trépied et appareil photo sur l’épaule.

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Une épinette dans son habit d’hiver.

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De jeunes branches fléchissant sous le poids de la neige.

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La lumière chaude de fin de journée.

Mon intention de départ n’était que de prendre des photographies en bordure de la route. Ayant exploré différentes possibilités, je reprenais toutefois le volant pour me garer un peu plus loin, dans un secteur que je connaissais – je m’y étais déjà perdu deux ans auparavant, y vagabondant tout près de huit heures. J’allais marcher environ 20 minutes pour finalement trouver une clairière où la lumière colorée de fin de journée interagissait avec les nuages et la brume pour grandement varier en intensité et en saturation. Explorant les différentes possibilités que m’offrait ce paradis blanc, je suis resté jusqu’à la tombée de la nuit.

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Trois bouleaux dans la lumière de fin de journée.

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À travers la clairière.

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Brouillard et couleurs.

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Les dernière lueurs.

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